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 [Automne 4601] : Deux êtres ailés (Misery)

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[Automne 4601] : Deux êtres ailés (Misery)
posté le Mar 9 Aoû - 7:35

Automne 4601 : Deux êtres ailés
Misery & Nilahiah


Le cavalier pénétra dans l’enceinte du château du seigneur Noble à vive allure. Ses sabots frappèrent le lourd bois du pont-levis avec fracas, puis ils s’engagèrent sur le pavé mal équarri et lissé, les fers grinçant et tintant sur la pierre. Le cavalier se jeta à terre, laissant sa monture essoufflée et en sueur à l’un des palefreniers du domaine seigneurial. L’Elfe grimpait les marches de l’escalier de la grande cour quatre à quatre, sa respiration se faisant sifflante par l’effort fourni. Ses éperons cognaient les blocs de pierre dans un bruit de carillon régulier. Il s’élança dans le couloir dont les portes étaient restées ouvertes, manqua de chuter en glissant, mais se rattrapa à l’un des écuyers du seigneur Alrick le Noble qui lui jeta un regard noir. Le cavalier bredouilla des excuses avant de poursuivre sa course. Course qui s’achevait désormais, puisqu’il pénétrait dans le salon privé du grand seigneur. Essoufflé, la sueur coulant le long de son front et faisant briller ses cheveux châtains, les joues rouges mais le teint blanc, on aurait cru voir un furieux. Je peux en attester car je me trouvais le salon d’Alrick au moment où le cavalier franchit le seuil de la porte, abordant les récents et prochains événements. Mon regard se tourna vers le grand seigneur, qui regardait de ses yeux inquiets le cavalier. Celui-ci tenait contre lui, serrée et froissée entre ses doigts repliés, un morceau de papier jauni et poussiéreux.

« Seigneur Alrick … une missive … de la plus haute … importance. La patrouille envoyée… il y a de cela trois jours… a vu quelque chose… d’incroyable… »


Son discours était entrecoupé d’inspirations précipitées. Je l’observais et me sentais prise de pitié envers lui. Tout ce dont il avait besoin était un siège et une choppe d’eau ! Mais il était Chevalier, et il devait en premier lieu accomplir sa mission. Devant l’absence de réaction de chacun d’entre-nous, le seigneur Alrick s’avança, contourna son bureau et pris la missive dans ses mains, prenant soin de la défroisser avant de la parcourir des yeux. Son regard d’ordinaire chaleureux se teintait alors de perplexité et d’inquiétude. Il releva la tête, pensif, et se dirigea vers la fenêtre dont les carreaux étaient découpés en losanges. Tous, nous le regardions, patients et disponibles, prêts à réagir au moindre de ses ordres. Je fis signe au messager de s’asseoir sur l’un des sièges en bois près de l’entrée mais il refusa ma proposition, inquiet lui aussi de la réponse de notre seigneur. C’est alors qu’Alrick le Noble se tourna vers nous et prononça, d’un ton chaud mais grave :


« Elinor, Nilahiah, prenez avec vous cinq autres chevaliers de confiance, et faites seller mon cheval. Nous partons immédiatement. »


Et sans attendre davantage, j’emboitai le pas au premier écuyer d’Alrick. Quelques mots parvinrent jusqu’à mes oreilles avant que je ne quitte la pièce. Le grand seigneur donnait ses ordres et recommandations aux autres écuyers pour qu’ils gardent son domaine pendant son absence. Elinor échangea un regard soutenu avec moi. Nous le savions tous deux, la nouvelle devait être grave pour qu’Alrick le Noble décide de quitter aussi précipitamment son château.

***

Après deux bonnes heures de chevauchée sous le soleil d’automne, le nuage de poussière que nous formions s’approcha de la zone décrite par le messager. En route, Alrick nous avait prévenus de plusieurs choses. Ce que nous allions voir pouvait être surprenant au premier abord.  Nous devions alors tenir notre langue et ne pas broncher. Surtout, surtout ne pas offenser le Dragon. C’était la première fois que j’allais approcher d’aussi près ce genre de créature. L’excitation prenait le pas sur la peur. Plutôt téméraire de caractère, je m’en remettais à Aton pour tous nous protéger. Et j’avais entendu parler de Dragons plutôt pacifiques. Qui sait ? Peut-être que celui-là allait nous proposer sa protection ou son aide. Mais un Dragon sur nos plaines ne signifiait rien de bon. La silhouette massive se dessina sur la poussière. Le Dragon était immense. Littéralement impressionnante, sa gueule faisait au moins deux fois la taille de ma monture et uniquement en hauteur. Elle se prolongeait, laissant paraître des crocs acérés. Son corps tout entier était de couleur verte. Je jetai un coup d’œil à mes camarades et eux aussi étaient stupéfaits par la corpulence de l’animal. Celui-ci venait de tourner sa lourde tête vers nous, ses yeux roulants sous la paupière écailleuse, recouverts d’un léger voile blanc. Toutefois, je vis Alrick se détendre devant moi en reconnaissant le Dragon. Etait-ce leur première rencontre ? Avait-il entendu parler de ce Dragon ? Je tâchai de décrisper mes épaules en songeant que nous ne craignions rien. Nous stoppâmes les chevaux, arrivés à distance respectable de la créature, ni trop loin pour ne pas lui faire d’affront, ni trop près pour ne pas se faire écraser. Il fallait désormais patienter. Attendre que le Dragon formule toute sorte de parole pour lui laisser l’honneur d’entamer la conversation.
[J'espère que c'est tout bon ! Sinon je ferai des modifs Wink ]
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Re: [Automne 4601] : Deux êtres ailés (Misery)
posté le Mar 9 Aoû - 17:09

Automne 4601 : Deux êtres ailés
Misery & Nilahiah


Cela faisait maintenant deux jours que la dragonne parcourait multitudes de paysage, à la recherche de ses scélérats. De temps à autre, il lui fallut se rapprocher de la terre ferme, au détriment de sa discrétion. Des heures et des heures passées à décrire des cercles dans le ciel, tâchant vainement de repérer ce pourquoi elle est ici. Elle ignorait couramment les habitants de ces terres, car ceux qu'elle cherchait étaient très bruyants, riaient niaisement en buvant et étaient très grossier.

Quelques heures plus tard, après des recherches infructueuses, la dragonne avança toujours dans ces plaines qui paraissent si désolées. Peu de vie n'est à noté, si ce n'est que les seigneuries des Chevaliers, quelques caravanes ici et là. La distance qui séparait Misery de la forêt se faisait ressentir. Une certaine frustration s'installait peu à peu, elle semblait perturbée par quelque chose. À vue d’œil, impossible de savoir quoi. S'il y a une chose qui lui avait échappé aujourd'hui, en plus des bandits, ce serait ces éclaireurs. Aussitôt vue et c'était un mécanisme digne du génie des humains, qui se mettait en marche. Doucement, mais surement. Quelques minutes à peine après le contact visuel et sa présence fut aussitôt rapportée. Probablement à une personne importante, mais Misery ne se doutait de rien.

Trente minutes plus tard, de faibles vibrations retentirent, celles-ci devenait de plus en plus audible. Misery ne voyait point, mais étant incertaine et sa tâche devant plus compliqué qu'elle n'y paraissait avant, elle décida de se laissa tomber peu à peu, puis donna plusieurs coups d'ailes, avant de se poser au sol à distance raisonnable de ce qui semblait être un convoi. Elle secoua ses ailes, se dressant de toute sa hauteur. Elle huma brièvement en direction de ses interlocuteurs, sans aucun doute des Chevaliers. Certains lui étaient inconnus. Elle posa son regard sur celui le plus proche, en tête de groupe. La dragonne s'offrit une minute de silence, avant de prendre la parole, adoptant l'oral des humains, bien qu'imparfait, il était tout de même très compréhensible.

Toi, qui semble être maître des tiens. Approche, et dit moi ton nom.
Note:
 


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Re: [Automne 4601] : Deux êtres ailés (Misery)
posté le Mer 10 Aoû - 21:16

Automne 4601 : Deux êtres ailés
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Je ne pouvais détourner mon regard des yeux de l'animal ailé. Ceux-ci étaient immenses mais un voile les recouvrait. Si bien que je ne savais pas vraiment si le Dragon me regardait ou s'il lisait en mon âme. Il y avait de la profondeur dans ce silence. Les yeux se détournèrent des écuyers pour se poser sur Alrick le Noble. Je déglutis difficilement, espérant que notre venue d'importunerait pas la créature. C'est alors, après une éternité de silence, que le Dragon prit la parole. Contre toute attente, il s'exprimait en notre langage, mais ne s'adressa qu'à l'un de nous : celui que son regard ne quittait plus. L'animal ailé lui demandait son nom. Alrick le Noble retira son couvre-chef et se présenta de sa voix chaude et profonde. Lorsque le Dragon s'était exprimé, je m'étais étonnée de comprendre ce qu'il disait. J'avais entendu dire que ce peuple s'exprimait surtout par images mentales ou grondements, mais je ne pensais pas que la maîtrise du langage humain soit aussi répendue et efficace. Quand sa voix s'était élevée, elle avait toutefois résonné dans tout mon être comme un grondement lointain, comme une bourrasque. J'étais fascinée par la créature. Comment pouvait-elle s'élever dans les airs ? Ses ailes devaient avoir une telle puissance pour porter un poids comme le sien. Moi-même, je ne pouvais porter des charges supplémentaires car mes ailes étaient fragiles. Les écailles devaient offrir une meilleure resistance à l'air que les plumes. Alors que mes pensées divergeaient, j'entendis une phrase qui me surprit de sa survenue. Je ne pensais pas qu'Alrick le Noble poserait cette question dès notre arrivée.


« ... Et vous, Dragon ? Êtes-vous le Grand Vert de la Forêt d'Eilifthar ? Quel mal vous éloigne donc de votre domaine ? »


L'Elfe ne manquait pas d'assurance. Il s'exprimait avec calme et chacun de ses mots était pesé. Je ressentis de l'admiration et de la fierté, d'être son écuyère. Mais bien plus que cela, j'attendais la réponse du Dragon Vert. Oui, ce nom ne m'était pas inconnu. On racontait que ce Dragon protégeait la Forêt d'Eilifthar. J'avais du mal à imaginer un animal de cette envergure vivre dans une forêt et j'étais curieuse de savoir comment il pouvait protéger un tel endroit sans manquer d'air, d'envie de survoler les terres. J'observais sa cage thoracique. Elle se soulevait régulièrement, soulevant quelques écailles et plumes. C'est alors que je remarquai le joyau d'émeraude qui couvrait sa poitrine. De cet instant, je ne pus plus dégager mon regard de sa magnificence. Il était resplendissant. Intense.
[ Puisqu'Alrick le Noble est un PNJ d'Eilifthar, je me suis permise de réorienter la conversation pour éviter de trop intéragir en son nom, plus vite on entre dans le vif du sujet, et mieux c'est je pense Wink ]
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Re: [Automne 4601] : Deux êtres ailés (Misery)
posté le Sam 13 Aoû - 3:51

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Après s'être adressée au chef du groupe, la dragonne fit mine d'observer les écuyers, comme si elle les voyaient, eux aussi. Elle pouvait les sentir, ils semblaient tous vaillants, pas moins l'un que l'autre. Il était rare pour Misery de communiquer dans la langue des humains. Même si cela devenait une habitude. Des images, des visions, valent mille mots. Cependant, avec l'âge et les rencontres, beaucoup d'espèce ont du mal, avec son langage naturel. Peut-être qu'elle s'y prend de la mauvaise manière, après tout.

Lorsque réponse fut apporté par son interlocuteur, Misery s'ébroua légèrement. Cependant, aucunement celle qu'elle désirait. Elle cachait une certaine incertitude. Impossible de voir le visage de ce dernier, mais sa voix, elle, était presque familière. Misery se mit en mouvement, elle se mit à décrire des cercles autour du groupe à qui elle avait à faire. Sans aucune intention hostile apparente, elle semblait les jauger. D'une façon ou d'une autre. Elle se rapprochait un peu plus du groupe, et s'exprima, comme précédemment, s'adressant à tous.

Êtres sans état d'âme, avide de destruction et de chaos, dépourvus de raison. Tel est mon mal. Je ne peux toléré la mort de vingt-deux animaux, la destruction de trois arbres vieux de cent ans. Ces actes, commis dans le but de se divertir, ne peuvent être laissés sans conséquences.

Parler, voilà le point négatif de leur langue. C'est fatiguant, parfois, lassant même. Alors que Misery avait terminer d'observer les écuyers, elle cessa de se déplacer. En se concentrant, la dragonne, partagea les images des bandits qu'elle poursuivait, ainsi que le résultat de leurs actes. Après cela, elle reprit la parole dans le langage humain.

Si l'un de ces combattants se dévoue pour m'aider à accomplir cette tâche, je lui devrais une faveur.


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Re: [Automne 4601] : Deux êtres ailés (Misery)
posté le Dim 21 Aoû - 17:24

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Je n'avais pas vu le Dragon s'ébrouer. Je ne l'avais pas non plus vu nous observer les uns après les autres de ses yeux voilés. J'étais comme obsédée par ce joyau et j'avais le sentiment de me noyer dans son vert si profond. C'était comme si l'éclat de la pierrerie formait en son sein des volutes d'émeraude. C'est la voix de la créature ailée qui me fit frissonner et sortir de ma torpeur. Que s'était-il dit jusque là ? Je n'en avais pas la moindre idée, mais je décidai de soigneusement éviter de croiser du regard la somptueuse pierre. Le Dragon s'adressait de nouveau à nous dans la langue commune et s'était rapproché de notre formation.

La situation semblait compliquée pour ce fervent défenseur de la nature. Le Dragon semblait bien être le Grand Vert de la Forêt d'Eilifthar dont avait parlé Alrick. Et la raison de sa venue sur les terres de mon Seigneur concernait les actes de brigands. Je me demandais bien pourquoi un groupe d'individus, même mal intentionnés, s'en prendraient à trois arbres. Il fallait avoir une bonne raison et le profit, d'une quelconque manière, devait en être la source. Je me sentis soudainement saisie par les entrailles. Mes ailes se déplièrent légèrement, comme parcourues d'un frisson. Et les images déferlèrent dans mon esprit. Il n'y avait plus rien autour de moi. Les Chevaliers, Elinor, Alrick, ma monture... Tout avait disparu. Le Dragon avait disparu. Non. Le Dragon était moi, et j'étais le Dragon. Quelque chose d'incroyable venait de se produire. La créature ailée projetait des images mentales et je voyais ce qu'elle avait perçu des bandits. Leur odeur, le bruit de leur pas, de vagues silhouettes que je ne pouvais qu'imaginer. Tout se trouvait là, devant moi, avec force et brutalité. Et puis, tout s'arrêta. Je me sentis comme relâchée d'une tension, m'effondrant presque sur ma selle et me retenant à la crinière de ma monture. Je ne comprenais pas ce qui était survenu. Mais en regardant autour de moi, je vis les autres cavaliers aussi hébétés que moi. Mes yeux cherchèrent Alrick le Noble. Le Seigneur restait droit sur sa selle, comme si ce genre de communication ne l'ébranlait pas. Solide comme le chêne. Le savoir à mes côtés était comme l'opportunité de trouver un abri lors de la tempête.

C'est alors que le Noble seigneur se tourna vers moi, et je crus voir au coin de ses lèvres, malgré son air sérieux habituel, un léger sourire. Il me fit signe d'approcher. Je mis ma monture au petit trot sur quelques foulées pour le rejoindre et me placer au botte à botte avec lui. Je savais que le Seigneur Elfe ne portait pas la Nature au sommet de ses priorités. Il en allait de même pour moi. Cependant, en ce qui le concernait, il s'agissait d'établir la sécurité de ses terres et de ses gens. Il me fit un signe de la tête et m'encouragea du regard. Je ne comprenais pas ce qu'il essayait de me dire. Allais-je le suivre dans cette quête en tant qu'écuyère ? Il talonna son cheval et donna une petite claque sur la croupe du mien, nous invitant à le suivre. Surprise, je le suivis jusque bien trop près de la lourde tête du Dragon et ne pus qu'être spectatrice du dialogue qui s'en suivit :


« Nilahiah Quel'Nêpthis est mon écuyère. C'est elle qui vous assistera dans cette tâche, Grand Vert de la Forêt d'Eilifthar. J'ai confiance en elle, et ses ailes d'Ange lui permettront de vous suivre. Pour notre part, nous retournons au Château. Une fois là-bas, j'enverrai une missive pour prévenir de votre présence. »


Alrick le Noble se tourna vers moi, et à voix basse, me donna ses instructions alors que je mettais pied à terre.


« Nilahiah, suis la Dragonne et assure toi qu'il ne soit fait aucun dégât sur mes terres. Rassure les paysans en portant mes couleurs. Je compte sur toi. »


Et le Noble seigneur fit faire demi-tour à son cheval et quitta la plaine dans un nuage de poussière, emportant avec lui mon cheval. La situation m'avait totalement échappé. Et je me retrouvais seule avec un Dragon femelle au moins aussi haute que le Dôme étant donné ma position ridicule à ses pieds. J'inspirai profondément. J'allais saisir cette opportunité et prouver ma valeur. Me reculant de quelques pas afin de distinguer l'oeil voilé de la créature ailée, je lui demandai dans la langue commune, le coeur battant à une vitesse assez surprenante :



« Quelle direction devons-nous suivre ? »


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